la femme sans tete

La femme sans tête – Viviane Moore – Editions 10/18

Un ennemi vise à intervalles réguliers Théophraste le Noir, médecin des pauvres, alchimiste, en quête de l’Elixir de vie, depuis le massacre de la Saint-Barthélemy. Il y a échappé de justesse, ainsi que sa fille Sybille, qu’il garde depuis recluse et déguisée en garçon.

Tout a commencé par un signe tracé sur la porte de notre maison, la nuit du samedi 23 août 1572. Un signe qui nous condamnait à mort, mon père Théophraste le Noir, ma nourrice Jeanne, le vieux Gratien et moi. Un signe dont je ne comprendrais que bien plus tard l’origine.

La femme sans tête de Viviane Moore est un thriller historique qui tient en haleine.

Le contexte : le médecin est accusé de meurtre et de sorcellerie, en plein cœur de ses expériences d’alchimiste et d’une enquête sur des meurtres de femmes prostituées menée par le jeune commissaire Jean de Moncel.

Ainsi, le lecteur :
Plonge dans l’époque de Paris au XVIème siècle : la Saint-Barthélémy et son massacre, prétexte de vengeances personnelles ; les médecins tenant leurs titres des hommes d’église, l’organisation de la police de l’époque, le Châtelet…

Apprend ce que désire un alchimiste : Ni être riche ni devenir immortel. Nous savons que la mort est notre destin, mais nous avons compris que pour guérir les malades, il nous faut trouver l’élixir de vie, et pour cela nous devons nous appuyer sur ce que Paracelse nomme les « Quatre piliers » de la médecine : l’Alchimie, l’Astrologie, la Philosophie et la Vertu.

Se rappelle que les femmes ne pouvaient pas devenir médecin. Alors que dans sa famille, on est médecin de génération en génération, Sybille, la fille de Théophraste le Noir s’interroge : Sa volonté de devenir médecin grandissait, même si elle savait que jamais la faculté de médecine n’accepterait une femme et que le seul métier auquel elle pouvait prétendre était celui d’accoucheuse. Une idée prenait corps, celle de rester un garçon.

Points faibles
– Un dénouement décevant sur l’identité de l’ennemi
– Deux histoires concomitantes dont on ne perçoit pas vraiment le lien à la fin du livre

Points forts
Un jeu avec le titre : « la femme sans tête » est à la fois un terme d’alchimie mais aussi un élément de l’enquête

Mon point de vue
Une lecture captivante, légère en fin de compte, à lire pour se distraire. Une suggestion à l’auteure : pourquoi pas une suite, avec les aventures de Sybille ?

La femme sans tête
Viviane Moore
Editions 10/18 – 6 février 2014
310 pages – 8,10 euros

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